« Heureusement, j’avais un casque! J’aurais pu avoir une commotion! »

« Heureusement, j’avais un casque! J’aurais pu avoir une commotion! »

Le rôle du casque protecteur dans la prévention des commotions cérébrales dans le sport

Le casque protecteur d’aujourd’hui peut-il prévenir les commotions cérébrales dans le sport? Très simplement, la réponse est non. En fait, les casques protecteurs ont originalement été conçus pour répondre à 3 objectifs :

1. Réduire le risque de fractures au crâne

2. Réduire le risque de blessures graves à la tête, comme une hémorragie cérébrale

3. Prévenir la mort

 

Pour atteindre ces objectifs, le casque protecteur s’avère être très efficace, voire essentiel pour assurer une participation sécuritaire à plusieurs sports. Par contre, lorsqu’il est question de commotions cérébrales, le casque a malheureusement très peu d’effets sur la prévention.

Lorsqu’on sait réellement ce qui cause une commotion cérébrale, on comprend mieux pourquoi les casques sont inefficaces pour la prévention de ce type de blessure.

« Une commotion cérébrale est produite lorsqu’une force externe cause un mouvement rapide de la tête, qui entraîne une collision entre le cerveau et les parois de la boîte crânienne ».

Cette force externe peut être causée par un coup direct à la tête ou à toute autre partie du corps qui transmettra ensuite l’onde de choc à la tête.

 

Alors, comment peut-on empêcher une telle collision de se produire à l’intérieur de la boîte crânienne?

La question est d’autant plus importante lorsqu’on sait qu’une commotion cérébrale peut être causée par un coup qui ne touche même pas la tête! La seule façon de prévenir une telle blessure à l’aide d’équipement protecteur serait de ralentir l’impact et de réduire la force transmise à la tête. Malheureusement, les casques protecteurs présentement sur le marché ne sont pas conçus pour faire cela.

Pour avoir un exemple concret, pensez à un œuf cru. La coquille représente la boîte crânienne, le blanc d’œuf est le liquide à l’intérieur du crâne et le jaune représente le cerveau. Nous pouvons enrouler l’œuf dans tous les matériaux que nous voulons afin de le protéger, mais si l’œuf est secoué avec une certaine force, le jaune sera tout de même brisé lorsque nous ouvrirons l’œuf. C’est le même principe avec les casques protecteurs et le cerveau!

 

Grâce aux avancées scientifiques et technologiques, il est possible qu’un casque protecteur soit éventuellement en mesure de prévenir les commotions cérébrales. Malheureusement, cet équipement ne se trouve pas sur le marché aujourd’hui. Chose certaine, pour le moment, le port du casque est essentiel, mais nous ne pouvons pas miser sur cela afin de prévenir les  commotions cérébrales dans le sport.

 

Alors, que peut-on faire pour prévenir les commotions cérébrales? Voilà une question à laquelle nous tenterons de répondre dans un prochain article!

 

 

Références

 

Daneshvar, D. H., Baugh, C. M., Nowinski, C. J., McKee, A. C., Stern, R. A., & Cantu, R. C. (2011). Helmets and mouth guards: the role of personal equipment in preventing sport-related concussions. Clinics in sports medicine, 30(1), 145-163.

Demorest, R. A. (2012). The future of preventing concussion in children and adolescents. In Pediatric and Adolescent Concussion (pp. 177-194). Springer New York

Ellemberg, D. (2013) L’équipement protecteur: contre quoi protège-t-il l’athlète au juste?.Les commotions cérébrales dans le sport : une épidémie silencieuse. Montréal, Québec : Les Éditions Québec-Livres.

Levy, M. L., Ozgur, B. M., Berry, C., Aryan, H. E., & Apuzzo, M. L. (2004). Birth and evolution of the football helmet. Neurosurgery, 55(3), 656-662.

McCrory, P., Meeuwisse, W. H., Aubry, M., Cantu, B., Dvořák, J., Echemendia, R. J., & Sills, A. (2013). Consensus statement on concussion in sport: the 4th International Conference on Concussion in Sport held in Zurich, November 2012. British journal of sports medicine, 47(5), 250-258.