Les conséquences

Un retour trop rapide au sport après une commotion cérébrale

Un sportif qui retourne au jeu avant d’être complètement remis de sa commotion est trois à cinq fois plus à risque de subir une autre commotion cérébrale. Si une nouvelle commotion a lieu alors que le cerveau n’est pas entièrement remis de la précédente, les séquelles peuvent être encore plus importantes, la récupération plus longue et, dans de rares cas, les conséquences peuvent être catastrophiques. Bien qu’une seule commotion cérébrale provoque des changements permanents au cerveau, elle aura peu de conséquences à long terme s’il y a une prise en charge adéquate et que le repos nécessaire est respecté. Par contre, les commotions cérébrales ont un effet cumulatif. Chaque nouvelle commotion endommage un peu plus le tissu cérébral et, règle générale, l’accumulation de trois commotions ou plus laisse des séquelles permanentes affectant de façon significative le fonctionnement du cerveau.

L’effet cumulatif des commotions cérébrales

Plusieurs études ont révélé un lien direct entre le nombre de commotions cérébrales subies et les conséquences cliniques. C’est sur ce point que les athlètes se distinguent des autres personnes. De nombreux athlètes participant à des sports de collision et de contact peuvent cumuler de 5 à 10 commotions sur une période de 5 à 15 ans. L’athlète ayant subi des accidents cérébraux répétés manifeste deux fois plus de symptômes que celui qui en est à son premier et prendra plus de temps à se remettre de ses symptômes. Les athlètes avec un historique de trois occurrences ou davantage rapportent plus fréquemment des maux de tête et de l’amnésie post-trauma.

Les conséquences des commotions cérébrales multiples sur le cerveau

Les conséquences des commotions multiples sur le tissu du cerveau comprennent :

  • une perturbation neuroélectrique du cerveau
  • une dérégulation du système nerveux autonome
  • un déséquilibre de l’oxygénation cérébrale
  • une inflammation chronique

Ces perturbations du fonctionnement cérébral sont possiblement à l’origine des troubles cognitifs qui persistent et des symptômes qui se chronicisent chez les personnes qui ont un syndrome post-commotionnel. Les symptômes associés à ces perturbations du cerveau peuvent notamment comprendre les suivants :

  • maux de tête
  • étourdissement
  • confusion
  • sentiment d’être au ralenti ou dans le brouillard
  • sensibilité aux bruits ou aux sons
  • irritabilité
  • sautes d’humeur
  • anxiété
  • fatigue
  • trouble de sommeil
  • trouble de mémoire
  • trouble d’attention
  • trouble d’organisation et de gestion

Commotions cérébrales et vieillissement

Il y a des données scientifiques qui nous portent à croire que l’accumulation de commotions cérébrales perturbe le vieillissement normal du cerveau. Le vieillissement du cerveau de l’individu qui a vécu de multiples blessures cérébrales se déroule non seulement à un rythme plus accéléré, mais présenterait aussi des signes de maladies dégénératives qui ressemblent à ceux que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer. Par exemple, des études indiquent que la prévalence du syndrome pré-Alzheimer est cinq fois plus élevée chez les athlètes pour lesquels l’on dénombre au moins trois commotions cérébrales.