Commotion

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

Les commotions cérébrales et autres traumatismes représentent à elles seules près de 75 % des accidents touchant le cerveau. L’expression commotion cérébrale a été adoptée par le monde de la médecine sportive alors que le terme traumatisme crânien léger est utilisé lorsque l’origine de l’accident est autre que sportive. Ces deux expressions sont généralement considérées comme des synonymes. Ceci n’est pas surprenant si l’on considère que les impacts qui provoquent des commotions cérébrales sont d’une intensité égale à ceux qui sont à l’origine d’un bon nombre d’accidents de la route.

Une commotion cérébrale se produit lorsqu’une force externe cause un mouvement rapide de la tête, qui entraîne une collision entre le cerveau et les parois de la boîte crânienne. Cette secousse peut être causée aussi bien par un impact direct à la tête, au visage ou au cou que par un impact à toute autre partie du corps occasionnant une force impulsive transmise à la tête.

Qu’est-ce qui se passe dans le cerveau après une commotion cérébrale?

Des études faisant appel à des techniques d’imagerie de pointe indiquent que la commotion cérébrale entraîne un orage chimique et une crise énergétique dans le cerveau, ce qui l’empêche de fonctionner normalement.

Les conséquences d’une commotion sur cerveau

Les conséquences immédiates d’une commotion sur le tissu du cerveau comprennent :

  • des microdéchirures des fibres reliant différentes régions du cerveau
  • un déséquilibre chimique (ex. : entrée massive de calcium dans les cellules)
  • une hyperexcitation des neurones
  • une diminution de l’oxygénation cérébrale
  • une diminution du glucose (le carburant du cerveau)
  • un déséquilibre métabolique
  • une inflammation du tissu cérébral

Les jours qui suivront joueront un rôle critique pour la récupération du cerveau. Le cerveau aura besoin de retrouver son équilibre et il devra aussi faire le grand ménage. Pour ce faire, le cerveau aura besoin d’un apport important d’oxygène et de glucose, le carburant lui permettant de se rétablir. C’est pour cela que le repos complet mental et physique est d’une importance critique dans les jours qui suivent une commotion cérébrale. Un retour trop rapide à l’apprentissage, au travail ou au jeu pourra prolonger la période de récupération et rendre le cerveau plus vulnérable à subir un autre traumatisme craniocérébral.

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