Les adolescents sont-ils plus à risque que les adultes de subir une commotion cérébrale?

Les adolescents sont-ils plus à risque que les adultes de subir une commotion cérébrale?

 

La réponse est oui !

Il est maintenant reconnu par la communauté scientifique que les adolescents (13 à 17 ans) sont non seulement plus à risque que les adultes de subir une commotion cérébrale, mais qu’ils rapportent aussi des symptômes plus importants et récupèrent plus lentement.

Qu’est-ce qui rend les jeunes sont plus vulnérables aux commotions cérébrales ?

Les hypothèses mises de l’avant par les chercheurs incluent la technique utilisée par les jeunes athlètes, la qualité de l’équipement protecteur et la plus grande fragilité du cerveau aux impacts causant les commotions.

Bien évidemment, l’adolescence est une période très importante de croissance et de développement, où s’effectuent de nombreux changements biologiques et physiologiques. Certaines études tendent à démontrer que le cerveau, et plus particulièrement la région frontale responsable de la mémoire de travail et de certaines fonctions exécutives, atteint sa pleine maturation à la fin de l’adolescence. Cette période rapide de développement rend le cerveau plus sensible aux commotions cérébrales.

Quelles sont les conséquences possibles?

En plus des changements physiologiques observés à l’adolescence, cette période représente aussi une forte demande cognitive pour le jeune. En effet, l’adolescent est en apprentissage constant, autant à l’école que dans ses expériences de la vie quotidienne. Lorsque les fonctions cognitives sont altérées par une commotion cérébrale, les conséquences sur le plan académique peuvent être importantes. En effet, il pourrait être difficile pour un élève de se concentrer toute la journée si sa mémoire ou sa capacité d’attention sont diminuées.

La forte demande cognitive que représente une journée à l’école peut également déclencher ou exacerber les
symptômes de l’adolescent. Il pourrait donc s’avérer nécessaire pour celui-ci de s’absenter de ses cours, ce qui n’est pas sans conséquences. Par exemple, l’élève pourrait accumuler du retard à l’école, devoir reprendre des examens et, dans certains cas, reprendre une année complète.

Bien qu’une commotion cérébrale demeure une blessure importante peu importe l’âge, les conséquences sont encore plus sérieuses pour les adolescents. Puisqu’ils sont en plein développement, les jeunes sont plus sensibles à cette blessure qui peut ralentir leur cheminement scolaire.

Alors, que pourrait-on faire pour réduire l’incidence et prévenir les commotions cérébrales? Découvrez la réponse dans notre article de blogue au lien suivant : http://institutcommotions.com/peut-on-prevenir-commotions-cerebrales/

 

Références :

Baillargeon, A., Lassonde, M., Leclerc, S. et D. Ellemberg. (2012) Neuropsychological and neurophysiological assessment of sport concussion in children, adolescents and adults, Brain Injury, 26 (3), p.211-220.

Ellemberg, D., Fait, P., Mongrain, L., Durand, L., Frémont, P. et M. Proulx. (2015). Rapport du groupe de travail sur les commotions cérébrales qui surviennent dans le cadre de la pratique d’activités récréatives et sportives. Québec.